CRERA Comité de Réflexion Ethique et de Reconnaissance des Aînés

LA MISSION DU CRERA

Donner la parole aux citoyens pour répondre aux attentes des personnes âgées d'aujourd'hui et préparer le vieillissement de demain.

L'ACTION DU CRERA

"Bien vivre à domicile - Bien vivre en établissement" Veiller à ce que soit respecté la dignité des personnes âgées. Faire reconnaître leurs droits humains fondamentaux.

QUI EST LE CRERA ?

Le CRERA, association ouverte à tous citoyens : seniors, personnes âgées, familles, étudiants.
Le CRERA regroupe des associations de bénévoles et des professionnels.

LES INFOS DU CRERA

Opération "Monalisa" à écouter sur France Info

suivez le lien ci-contre   Retrouver le sourire avec l'opération "Monalisa"

 

FRANCE INFO SENIORS

Un RDV de seniors  Le Dimanche à 5h50, 8h27, 12h25, 22h55, 00h25

Un coup de fil à une personne âgée seule ?

Renseignements, dossier d'information, candidature bénévole :
AU BOUT DU FIL, Association Loi 1901 – Site web : www.auboutdufil.org

CRERA - INFORMATIONS Á PARTAGER

ETUDE DU CONTEXTE DEMOGRAPHIQUE

Les gains d’espérance de vie à la naissance sont irréguliers mais continus : ils ont été de près de 2,5 années en dix ans.

Ce gain d’espérance de vie s’est accompagné d’un raccourcissement de durée : la période d’incapacité.

  • Au 1er janvier 2006, la France compte 20,7 % de personnes âgées de plus de 60 ans.
  • Les personnes entre 55 et 75 ans sont environ 10 millions.
  • La santé physique des personnes de plus de 60 ans s’est améliorée.

Cet accroissement de la durée de vie aux âges élevés pose la question majeure de la “qualité” des années de vie ainsi gagnées.

Entre 50 et 70 ans, il est possible pour cette population autour de l’âge de la retraite d’organiser une prévention ciblée et une vie active et adaptée pour maintenir au plus haut niveau ses performances et ainsi prévenir ou retarder l’apparition de pathologies ou d’incapacités .

La France se place aujourd’hui dans le peloton de tête des pays à faible mortalité aux âges élevés, avec le Japon, le Canada, l’Australie et la Suisse : l’augmentation spectaculaire du nombre de centenaires en France, de 200 en 1950 à 6 000 aujourd’hui et 150 000 prévus en 2050, illustre le vieillissement de la population.

La prévention des maladies liées à l’âge et la prévention du handicap entraîné par les maladies chroniques, repose sur des données scientifiques de plus en plus nombreuses. Il est possible actuellement de limiter cette dépendance ou de la retarder par des actions de prévention et d’éducation à la santé afin d’améliorer l’espérance vie sans incapacités.

 

 


 Au 1er janvier 2010 :
  • La part des personnes de 60 ans ou plus continue d’augmenter et atteint près de 23 %.
    Ce sont surtout les personnes les plus âgées (75 ans ou plus) qui sont de plus en plus nombreuses : en vingt ans leur nombre a augmenté de plus de 1 700 000, soit une hausse de 45 %.
  • Dans le même temps, l’effectif des moins de 20 ans diminue de 3 % environ.

 D’ici 2030, en supposant le maintien des tendances démographiques récentes,
  • la population de France métropolitaine continuerait de se concentrer vers le Sud et l’Ouest du pays.
  • la population de certaines régions du Nord-est baisserait.
  • dans la moitié des régions, les décès dépasseraient les naissances.

Ce contexte renforcerait l’impact des migrations sur les évolutions démographiques.

Avec l’arrivée aux grands âges des générations nombreuses du baby-boom, l’âge moyen augmenterait dans toutes les régions, de même que la part des personnes de 60 ans et plus.

Forte croissance de population dans le sud et sur la façade atlantique...

En 2030, selon un scénario central qui prolonge les tendances récentes en matière de fécondité, de mortalité et de migrations externes, la France métropolitaine compterait 67,2 millions d’habitants, soit 10,7 % de plus qu’en 2005.

Toutefois, de fortes disparités distingueraient les régions méridionales et occidentales en forte croissance de certaines régions du quart nord-est dont la population baisserait par rapport à la situation actuelle.

Ainsi, le Languedoc-Roussillon, le Midi-Pyrénées et la Provence - Alpes - Côte d’Azur continueraient à être les régions à plus forte croissance démographique, avec Rhône-Alpes, les Pays de la Loire et l’Aquitaine.

 

La part des personnes de 60 ans et plus augmenterait partout...

Le vieillissement se traduira par des évolutions prononcées de la population des tranches d’âge caractérisant les grandes étapes du cycle de vie.
Ainsi, en France métropolitaine, le nombre de personnes de 60 ans et plus progresserait de 56 % : 19,7 millions en 2030, contre 12,6 millions en 2005.
Les personnes nées entre 1945 et 1975 forment en effet des classes d’âge très fournies qui, vers 2030, composeront la majorité des personnes de 60 ans et plus. Elles vivraient alors une sorte d’apogée démographique : avec la disparition progressive de ces générations lors des décennies suivantes, leur poids démographique pourrait en effet diminuer.
Les personnes âgées de 80 ans et plus constitueraient aussi une part croissante de la population métropolitaine en 2030 (7,2 % contre 4,5 % actuellement). En progression de 75 %, leur nombre dépasserait 4,8 millions. Le Limousin conserverait la part la plus élevée de France métropolitaine (9,5 %), devant la Bourgogne et l’Auvergne (plus de 9 %). Cependant, c’est en Alsace et en Rhône-Alpes que les effectifs progresseraient le plus : le nombre de personnes de 80 ans et plus y serait presque doublé par rapport à 2005.

 

En 2050, une personne sur trois aurait 60 ans ou plus...

En 2050 : 22,3 millions de personnes seraient âgées de 60 ans ou plus contre 12,6 millions en 2005, soit une hausse de 80 % en 45 ans.
C’est entre 2006 et 2035 que cet accroissement serait le plus fort (de 12,8 à 20,9 millions) avec l’arrivée à ces âges des générations nombreuses issues du baby-boom, nées entre 1946 et 1975.
Par ailleurs, les générations du baby-boom nées juste après-guerre approcheront 90 ans : elles parviendront donc à des âges de forte mortalité.

Le vieillissement de la population française s’accentuerait entre 2005 et 2050 : alors que 20,8 % de la population résidant en France métropolitaine avait 60 ans ou plus en 2005, cette proportion serait de 30,6 % en 2035 et de 31,9 % en 2050.

Le vieillissement est inéluctable, au sens où il est inscrit dans la pyramide des âges actuelle, puisque les personnes qui atteindront 60 ans à l’horizon 2050 sont déjà toutes nées (en 1989 ou avant). L’allongement de la durée de vie dans les années futures ne fait qu’accentuer son ampleur. En effet, même si l’espérance de vie se stabilisait à son niveau de 2005, le nombre de personnes âgées de 60 ans ou plus augmenterait quand même de 50 % entre 2005 et 2050.

 

Parmi les conséquences du vieillissement, il convient de noter : le suicide des hommes âgés...

Le suicide est un phénomène préoccupant chez les personnes âgées. En effet les taux de mortalité par suicide augmentent très fortement avec l’âge et plus particulièrement chez les hommes après 65 ans.
Un tiers des décès annuels par suicide concerne des personnes de plus de 65 ans dont sept sur dix sont des hommes. L’isolement des personnes âgées peut être la cause de l’augmentation des taux de suicide aux grands âges.
Or une personne de plus de 80 ans sur dix vivrait dans un grand isolement en France c’est-à-dire sans relation directe ni téléphonique avec la famille ou des amis (Solidarité Santé - Etudes statistiques n°3 - 1996 & Service des statistiques des Etudes et des Systèmes d’Informations).

 

Le vieillissement va aussi entraîner un accroissement des effectifs de personnes âgées dépendantes...

En 2020, la région Provence- Alpes Côte d’Azur pourrait compter entre 150 000 et 170 000 personnes de 65 ans et plus dépendantes, soit une augmentation de 44 à 55 % en 20 ans.

Cette augmentation très importante aura des conséquences évidentes sur la prise en charge et l’accueil de ces personnes, qu’ils se fassent à domicile ou en institution.
Il faut cependant rester prudent quant à cette estimation qui repose sur l’hypothèse d’un maintien constant des taux de dépendance par âge. En effet, des études récentes ont montré que ces taux de dépendance ont tendance à diminuer grâce, entre autres, aux progrès médicaux, à la prévention et aux meilleures conditions de vie des personnes âgées.
Il est cependant difficile d’évaluer leur diminution pour les années à venir, car par ailleurs, différents phénomènes jouent sur l’état de santé des personnes âgées et peuvent perturber les évolutions envisagées. En effet, la transformation des modes de vie peut augmenter les expositions à certains facteurs de risque et avoir des effets inverses sur la santé (tabagisme des femmes, cancer des voies respiratoires en hausse).
Un phénomène particulièrement préoccupant : en Provence Alpes Côte d’Azur, il existe une surmortalité féminine par cancer de la trachée, des bronches et du poumon. On constate, en effet, une augmentation de la part des fumeuses au sein de la population. Cela pourrait expliquer, entre autres, la réduction de l’écart d’espérance de vie entre les femmes et les hommes au cours de la dernière décennie.

Ainsi, malgré l’amélioration de l’état de santé des personnes âgées qui retarde l’âge de la perte d’autonomie, l’allongement de la durée de vie entraînera une augmentation et un vieillissement des effectifs de personnes âgées dépendantes, ce qui nécessitera pour chaque territoire, un réajustement de l’offre de soins et des différents modes de prise en charge des personnes âgées.