CRERA Comité de Réflexion Ethique et de Reconnaissance des Aînés

LA MISSION DU CRERA

Donner la parole aux citoyens pour répondre aux attentes des personnes âgées d'aujourd'hui et préparer le vieillissement de demain.

L'ACTION DU CRERA

"Bien vivre à domicile - Bien vivre en établissement" Veiller à ce que soit respecté la dignité des personnes âgées. Faire reconnaître leurs droits humains fondamentaux.

QUI EST LE CRERA ?

Le CRERA, association ouverte à tous citoyens : seniors, personnes âgées, familles, étudiants.
Le CRERA regroupe des associations de bénévoles et des professionnels.

LES INFOS DU CRERA

Opération "Monalisa" à écouter sur France Info

suivez le lien ci-contre   Retrouver le sourire avec l'opération "Monalisa"

 

FRANCE INFO SENIORS

Un RDV de seniors  Le Dimanche à 5h50, 8h27, 12h25, 22h55, 00h25

Un coup de fil à une personne âgée seule ?

Renseignements, dossier d'information, candidature bénévole :
AU BOUT DU FIL, Association Loi 1901 – Site web : www.auboutdufil.org

CRERA - ALLOCUTION DU PRESIDENT

Jean-Jacques Céris - Président Association CRERA


Président du CRERA, M. Jean-Jacques CERIS"Partant du constat de la montée en puissance du nombre de seniors, de personnes âgées, et, par voie de conséquence du grand vieillissement et de la dépendance, comme beaucoup de nos concitoyens nous nous sommes interrogés sur la place qui leur était réservée dans notre société moderne.

La prise de conscience de la nécessité de « faire quelque chose » est derrière nous, tant nous avons déjà, ensemble, au cours des rencontres de la FNADEPA et d’ALMA, partagé des préoccupations de nature éthique sur la qualité humaine de la prise en charge des aînés, que ce soit en établissement ou à domicile, au point que nous avons estimé qu’il y avait là un véritable enjeu de société, de civilisation.

Si la presse se fait l’écho de situations inacceptables en ce qui concerne la prise en charge de certains de nos aînés, elle est plus discrète sur l’image du grand âge et encore plus sur les difficultés que rencontre les personnes âgées, leurs familles et les professionnels lorsqu’il s’agit d’accompagner et de soigner les plus dépendants.
Nous voulons resituer la personne âgée en perte d’autonomie au cœur de tous les dispositifs de la prise en charge, et voir placer la gestion de ces dispositifs au cœur d’une économie sociale qui place la primauté du projet social sur le projet économique.

C’est bien une vision humaniste à portée universelle que nous avons affirmée et même burinée dans la pierre d’une proclamation que nous avons écrite ensemble, et que vous pouvez lire ici.
On y parle de respect de la personne, de dignité, de tolérance, de justice, d’équité, cela rejoint l’esprit de la charte des droits et libertés de la personne âgées dépendante.
En opposition à ces valeurs, ces idéaux, ces finalités, nous savons combien est encore éloignée la réalité.

Nous nous sommes aussi interrogés sur le décalage qu’il y avait entre l’orientation des textes réglementaires qui recommandent l’accompagnement individualisé, le projet de vie centré sur la personne, et la réalité actuelle de l’organisation collective, de la gestion rationnelle des établissements, selon les normes, les quotas, les ratios. Ils ne peuvent permettre cette individualisation, cette écoute, ce projet de soins personnalisé adapté à l’état de santé de chacun, à ses choix de vie, aux droits et libertés maintenus jusqu’à la fin de la vie d’une personne qui demeure toujours en devenir.
Nous aurons donc aussi à interpeller les pouvoirs publics sur la nécessaire évolution des textes et sur une autre politique de la prise en charge financière de ce « cinquième risque » qu’est la dépendance.

Grâce à la médecine, grâce aussi à une meilleure qualité de vie, nous avons gagné des années de vie. C’est une chance. Il serait absurde que cette chance se transforme en handicap, voir en cauchemar, par manque d’anticipation et de moyens à mettre en œuvre.

Le côtoiement de plusieurs générations doit nous amener à réfléchir sur le comment vivre ensemble, afin de saisir cette opportunité et répondre à ce challenge de devoir de réciprocité. Les plus âgés deviennent des consommateurs de plus en plus avertis, ils sont pour les plus jeunes, une porte ouverte vers des métiers tertiaires nouveaux.

Valoriser l’image de nos aînés, assumer cet héritage, et répondre à leurs attentes dans un souci de respect et de justice, mérite que nous y réfléchissions tous ensemble.
Qu’en est-il en France des politiques concernant le 3ème et le 4ème âge ?
Qu’en est-il sur le département du VAR? Département fortement impacté par les flux d’arrivées des personnes souhaitant venir y vivre leur retraite.Ce qui est proposé correspond-t-il aux demandes?
Avons-nous interrogé les personnes âgées et leurs familles? Et dans ce cas leurs souhaits sont-ils pris en compte?
Comment bien vieillir et être entourés ?
La société d’aujourd’hui se donne-t-elle les moyens, financiers et humains, d’une politique de vieillissement digne?

Autant de questions qu’il convient d’aborder et qui ont motivé les professionnels, les représentants des personnes âgées, les associations diverses à se mobiliser pour réfléchir et essayer de répondre à toutes ces questions."


Jean-Jacques CERIS, Président du CRERA.